Volume 12, No. 1
Volume 12, No. 1
Constitution-Making: A Process Filled With Constraint
Donald L. Horowitz
Constitutions are generally made by people with no previous experience in constitution making. The assistance they receive from outsiders is often less useful than it may appear. The most pertinent foreign experience may reside in distant countries, whose lessons are unknown or inaccessible. Moreover, although constitutions are intended to endure, they are often products of the particular crisis that forced their creation. Drafters are usually heavily affected by a desire to avoid repeating unpleasant historical experiences or to emulate what seem to be successful constitutional models. Theirs is a heavily constrained environment, made even more so by distrust and dissensus if the constitution follows a protracted period of internal conflict. Given all these conditions, drafting a constitution that is apt for the problems faced by the drafters is difficult, and prospects are not enhanced by advice that drafters follow a uniform constitutional process that emphasizes openness and public participation above all other values.
Les constitutions sont généralement rédigées par des personnes sans expérience préalable dans la préparation de constitutions. L’aide reçue de l’extérieur est souvent moins utile que l’on croît. L’expérience étrangère la plus pertinente peut provenir de pays lointains où les leçons ne sont ni connues ni accessibles. De plus, bien que le but des constitutions soit de durer, elles sont souvent le résultat d’une crise précise qui en a forcé la création. Les rédacteurs cherchent alors à éviter de répéter des expériences historiques désagréables ou à imiter des modèles constitutionnels ayant réussi. Leur environnement est alors très restreint et la situation est aggravée par la méfiance et la dissension si la constitution fait suite à une période prolongée de conflit interne. Compte tenu de ces conditions, il est difficile de rédiger une constitution convenant aux problèmes auxquels les rédacteurs font face et les perspectives ne sont pas meilleures si les rédacteurs suivent un processus constitutionnel uniforme soulignant l’ouverture et la participation du public sur toutes les autres valeurs.
An Analysis of the "No Hierarchy of Constitutional Doctrine"
Mark Carter
In Gosselin (Tutor of) v. Quebec (Attorney General) (2005) the Supreme Court of Canada provided its most recent and most extensive statement of the “no hierarchy of rights” doctrine. The doctrine holds that one part of the Constitution can not be used to prevent, restrict, or expand the implementation of another part of the Constitution. The author’s analysis of the no hierarchy of rights doctrine emphasizes the extent to which the doctrine is more correctly understood as a recognition of certain hierarchies among constitutional provisions, rather than a rejection of all hierarchies. The author also identifies several other respects in which the sweeping language that the Supreme Court has used to describe the no hierarchy of rights doctrine is at odds with the relatively few situations where the doctrine may be expected to be invoked. Finally, the author characterizes the no hierarchy of rights doctrine as an example of a “strategic positivist” approach to judicial review which may be gaining favour on the Supreme Court.
Dans Gosselin (Tuteur de) c. Québec (Procureur général) (2005), la Cour suprême du Canada a donné sa plus récente et plus vaste déclaration sur la doctrine « pas de hiérarchie de droits ». Selon cette doctrine, on ne peut pas utiliser une partie de la Constitution pour prévenir, restreindre ou élargir l’implantation d’une autre partie de la Constitution. Dans son analyse, l’auteur souligne la mesure dans laquelle la doctrine est mieux comprise en tant que reconnaissance de certaines hiérarchies parmi les dispositions constitutionnelles plutôt qu’un rejet de toutes les hiérarchies. L’auteur identifie aussi plusieurs autres cas où le langage profond que la Cour suprême a utilisé pour décrire cette doctrine est en désaccord avec les quelques situations où elle pourrait être invoquée. Enfin, l’auteur caractérise cette doctrine d’exemple d’une approche de « positiviste stratégique » à l’égard d’une révision judicaire qui pourrait gagner la faveur de la Cour suprême.
Judging Rights in the United Kingdom: The Human Rights Act and the New Relationship Between Parliament and the Courts
Ian Bram
This article considers the impact of the United Kingdom’s Human Rights Act 1998 upon the respective functions of the UK legislature and judiciary. It argues that, notwithstanding the UK’s Diceyean heritage and the overarching commitment to a traditional understanding of parliamentary sovereignty, the Human Rights Act is best understood as ‘constitutional statute’ which has propelled the courts into a more dynamic role in which a degree of judicial creativity or law-making on rights questions is now evident. The discussion explores debates around the form and constitutional propriety of the enhanced judicial role by reference to models of dialogic constitutionalism before assessing which model best characterises case law developments since 2000.
Cet article examine l’effet de la loi sur les droits de la personne du Royaume-Uni, adoptée en 1998, sur les fonctions respectives des appareils législatif et judiciaire du R.-U. Il fait valoir que, malgré les traditions de Dicey et l’engagement obligatoire à l’égard de la connaissance traditionnelle de la souveraineté parlementaire, la loi sur les droits de la personne est mieux comprise en tant que « loi constitutionnelle » ayant projeté les tribunaux dans un rôle plus dynamique où la créativité judiciaire ou la confection de lois est maintenant évidente. La discussion porte sur le débat autour de la forme et la propriété constitutionnelle d’un rôle judiciaire amélioré en se référant aux modèles de constitutionalisme dialogique avant de déterminer le modèle qui caractérise le mieux le développement de la jurisprudence depuis 2000.
An Autonomy-Based Approach to Section 15(1) of the Charter
Rahool Parkash Agarwal
The author proposes an alternative approach to the test provided in Law v. Canada (Minister of Employment and Immigration) for section 15(1) of the Charter. Currently, the third branch of Law test maintains that a claimant must show an impairment to her human dignity to establish discrimination and a violation of her equality rights under section 15(1). The author argues that the notion of basic human dignity can be understood as the more precise concept of personal autonomy and, further, that personal autonomy is fully explanatory of the harms or wrongs that arise from differential or unequal treatment. Accordingly, personal autonomy ought to be regarded as the central interest under the third branch of the Law test. The author then addresses how an autonomy-based approach affects the application of section 15(1), in particular with respect to the four contextual factors and the relationship between section 15(1) and section 1.
L’auteur propose une méthode différente au test donné dans Law c. Canada (Ministre de l’Emploi et de l’Immigration) au par. 15(1) de la Charte. À l’heure actuelle, la troisième question du test de Law maintient que le demandeur doit démontrer qu’il y a eu diminution de la dignité humaine afin d’établir qu’il y a eu discrimination et violation des droits d’égalité au sens du par. 15(1). L’auteur fait valoir que la notion de dignité humaine peut être considérée comme étant la notion plus précise d’autonomie personnelle et puis, que cette autonomie personnelle explique tout à fait les torts et les injustices découlant d’un traitement différent ou inégal. Par conséquent, l’autonomie personnelle doit être considérée comme le point central de la troisième question du test de Law. L’auteur aborde ensuite les effets d’une démarche basée sur l’autonomie sur l’application du par. 15(1), tout spécialement en ce qui concerne les quatre facteurs contextuels et la relation entre le par. 15(1) et le par. 1.
Review of On Political Equality (Robert A. Dahl)
Patricia Cochran
Volume 12, No. 2
THE NATURAL RESOURCES TRANSFER AGREEMENTS AT 75
Introduction
Janna Promislow
Unseating Horseman: Commercial Harvesting Rights and the Natural Resources Agreement
Kerry Wilkins
R. v. Horseman, [1990] 1 S.C.R. 901, is the principal judicial authority for the proposition that the Natural Resources Transfer Agreements (NRTAs) with the three prairie provinces extinguished the treaty rights of Indians in those provinces to hunt or fish for commercial purposes. This article argues that that proposition — the “extinguishment hypothesis” — needs and deserves reconsideration. It is inconsistent with the rest of current Canadian law on extinguishment. It draws no support from the text or the legislative history of the NRTAs, from the arguments offered in favor of it in the Horseman decision, or even from the judicial authorities cited there to substantiate it. It was quite unnecessary to the result in Horseman. And it has troubling practical consequences for the treaty peoples it affects. The difficult question is how to bring this issue back before the Court for fresh deliberation.
R. v. Horseman, [1990] 1 S.C.R. 901, représente la principale autorité judiciaire pour la proposition voulant que les Conventions sur le transfert des ressources naturelles (CTRN) avec les trois provinces des prairies ait mis fin aux droits conférés par traité aux Indiens dans ces provinces, de chasser et de pêcher à des fins commerciales. Cet article fait valoir que cette proposition, « l’hypothèse d’extinction », exige et mérite considération. Elle est incompatible avec le reste des lois canadiennes actuelles sur l’extinction. Elle ne s’inspire ni du texte ni de l’historique de la législation des CTRN, des arguments présentés en sa faveur dans la décision Horseman, ni d’ailleurs des autorités judiciaires mentionnées ici pour en fournir la preuve. Ce n’était pas nécessaire au résultat de Horseman. Les conséquences pratiques en sont troublantes pour les peuples des traités que cette décision touche. La question difficile est de savoir comment ramener cette affaire devant la cour pour une nouvelle délibération.
Natural Resources Transfer Agreements, the Transfer of Authority, and the Promise to Protect the First Nations’ Right to a Traditional Livelihood: A Critical Legal History
Brian Calliou
The legal history of paragraph 12 of the National Resources Transfer Agreements have been focused almost entirely on the development of the case law interpreting First Nations hunting rights, law that took a narrow, formalistic approach to interpretation. This article uses critical legal history to fill in this historical context and help us understand the evolution of the regulatory regime prior to 1930, the conflict over wildlife, and the class interests represented in this regulatory regime. This analysis will illuminate the importance of the treaties to First Nations, especially their ability to continue their traditional livelihood, as promised during treaty negotiations. The intention behind paragraph 12 was to transfer authority to the provinces to regulate First Nations’ hunting, while ensuring that the governmental obligations to look out for First Nations’ interests in access to the wildlife were also secured.
L’histoire légale du paragraphe 12 des Conventions sur le transfert des ressources naturelles s’est concentrée presque exclusivement sur le développement de la jurisprudence interprétant de façon étroite et formaliste les droits de chasse des Premières nations. Le présent article utilise l’histoire légale critique pour étoffer ce contexte historique et pour nous aider à comprendre l’évolution du régime de règlementation avant 1930, le conflit autour de l’accès aux ressources fauniques et les intérêts de classe représentés par ce régime de règlementation. La présente analyse éclairera l’importance des traités pour les Premières nations, en particulier quant à la capacité de maintenir leur mode de vie traditionnel, tel que promis lors des négociations de traités. Le paragraphe 12 avait pour but de transférer aux provinces l’autorité de règlementer la chasse autochtone tout en s’assurant que soient respectées les obligations gouvernementales d’agir, pour ce qui touche à l’accès à la faune, dans les intérêts des Premières nations.
"a rather vexed question”: The Federal-Provincial Debate Over the Constitutional Responsibility for Métis Script
Nicole C. O'Byrne
The British North America Act, 1930 (the Natural Resources Transfer Agreements) marked the end of lengthy battle between the provincial governments of Saskatchewan, Alberta, and Manitoba and the federal government of Canada. Prior to 1930, the provincial governments did not have administrative control over their natural resources and were not constitutionally equal to the other Canadian provinces. One of the terms of the constitutionalized agreements provided that after the transfer, the provincial governments would undertake all of the federal governments’ continuing obligations to third parties. One of these obligations was the redemption of Métis scrip issued by the federal government to extinguish the Métis interest in the lands. The provinces initially refused to accept this obligation, which led to an extensive debate over the constitutional responsibility for Métis scrip. The author examines this debate in order to shed light on the nature and extent of the constitutional obligations that were owed to the Métis prior to their inclusion in section 35 of the Constitution Act, 1982.
TL’Acte de l’Amérique du Nord britannique, 1930 (les Conventions sur le transfert des ressources naturelles) marqua la fin d’une longue lutte entre les gouvernements provinciaux de la Saskatchewan, de l’Alberta et du Manitoba et le gouvernement fédéral du Canada. Avant 1930, les gouvernements provinciaux n’avaient aucun contrôle administratif sur leurs ressources naturelles et n’étaient pas égaux, sur le plan constitutionnel, aux autres provinces canadiennes. Une des conditions de ces accords de transfert était l’obligation, pour les gouvernements provinciaux, de respecter les engagements du gouvernement fédéral envers les tiers. Une de ces obligations était le rachat des certificats des Métis émis par le gouvernement fédéral dans le but de mettre fin aux intérêts des Métis sur les terres. Les provinces refusèrent d’abord cette obligation qui mena à un vaste débat sur la responsabilité constitutionnelle des certificats des Métis. L’auteur examine ce débat afin de jeter de la lumière sur la nature et la portée des obligations constitutionnelles envers les Métis avant leur inclusion dans l’article 35 de la Loi constitutionnelle de 1982.
Manitoba and the Long and Winding Road to the Natural Resources Transfer Agreement
Jim Morochuk
This article constitutes a case study of Manitoba’s struggle to win control over its natural resources. Its central argument is that from a Manitoba perspective, the issues involved were not actually matters of constitutional principle, except in a rhetorical and perhaps a technical sense. For Manitoba, the path to the NRTA of 1930 was paved almost exclusively by political and economic factors. With this path in mind, this article argues that in the case of Manitoba, this agreement should be viewed as an arbitrarily crafted and completely political solution to a series of long-festering economic disputes between Ottawa and the province. Thus, while Manitoba’s political elite had rather cynically appealed to high-sounding principles by dressing their claims up in the terminology of inherent British constitutional rights, all they really wanted were “better financial terms.”
Cet article représente une étude de cas de la lutte que le Manitoba a menée pour prendre le contrôle de ses richesses naturelles. Le principal argument est le fait que, du point de vue du Manitoba, les questions litigieuses en cause ne concernaient pas vraiment des principes constitutionnels sauf au sens théorique et peut-être technique. Pour le Manitoba, la voie de la CTRN (Convention sur le transfert des ressources naturelles) de 1930 était pavée presque exclusivement de facteurs politiques et économiques. Compte tenu de cela, l’article fait remarquer que dans le cas du Manitoba, cette convention devrait être considérée comme étant une solution façonnée de manière arbitraire et entièrement politique à une longue série de disputes économiques entre Ottawa et la province. Ainsi, alors que l’élite politique du Manitoba a fait appel, de manière plutôt cynique, à des principes grandiloquents en déguisant leurs revendications dans la terminologie des droits constitutionnels britanniques, tout ce qu’elle voulait vraiment était « de meilleures conditions financières ».
Review of: Diversity and Equality; The Changing Framework of Freedom In Canada (Avigail Eisenberg, ed.)
Natasha Bakht