Review 13, No. 2
Volume 13, No. 2
The Rule of Unwritten Law: A Cautious Critique of Charkaoui v. Canada
Alex Schwartz
In Charkaoui v. Canada (Citizenship and Immigration) it was unsuccessfully argued that the unwritten constitutional principles of the rule of law require a right to an appeal. While the notion of unwritten constitutional principles has received increasing recognition from the Supreme Court of Canada, the Court has yet to establish a clear methodology for discerning their meaning and juristic force. This is a problem because concerns about the legitimacy of judicial review are especially acute with respect to unwritten constitutional principles. This article argues that unwritten constitutional principles can be legitimately employed only if they are immanently derived from within the parameters set by the legal tradition. In all likelihood this approach cannot support the use of the rule of law as an independent basis for impugning the validity of legislation. However, I argue that an immanent reading of the rule of law shows the value of “reasonable justification” to be integral to Canada's rule-of-law tradition. Had the Court in Charkaoui given this value greater weight it might have been more alive to the way in which the IRPA singles out noncitizens, effectively subjecting them to de facto indefinite detention under the pretext of immigration purposes.
Dans l’affaire Charkaoui c. Canada (Citoyenneté et Immigration), on a soutenu sans succès que les principes constitutionnels non écrits de la primauté du droit exigeaient un droit d’appel. Bien que la Cour suprême du Canada reconnaît de plus en plus la notion des principes constitutionnels non écrits, elle n’a toujours pas établi une méthodologie claire pour percevoir leur sens et leur force juridique. Cela pose un problème car les inquiétudes portant sur la légitimité de la révision judiciaire sont vives, notamment par rapport aux principes constitutionnels non écrits. L’auteur soutient que les principes constitutionnels non écrits peuvent être employés légitimement uniquement s’ils découlent de façon immanente des paramètres établis par la tradition juridique. Selon toute probabilité, cette approche est incapable d’appuyer l’emploi de la primauté du droit comme cadre indépendant pour contester la validité des lois. Toutefois, je soutiens qu’une interprétation immanente de la primauté du droit démontre que la valeur de la « justification raisonnable » est intrinsèque à la tradition canadienne de primauté du droit. Si, dans l’affaire Charkaoui, la Cour avait donné davantage de poids à cette valeur, elle aurait peut-être été plus consciente des moyens dont la LIPR cible les non-citoyens, les faisant subir la détention de durée indéterminée de fait sous prétexte des fins de l’immigration.
From Centralization to Sovereignty-Association: The Canadian Labour Congress and the Constitutional Question
Larry Savage
This article surveys positions on constitutional reform of the Canadian Labour Congress (CLC) from a historical perspective. In addition to analyzing how Canada’s largest labour organization has approached issues of national unity, federalism, and constitutional reform, the article underscores how Canadian constitutional struggles were reflected within the labour movement by focusing on how constitutional politics affected the relationship between the CLC and its Québec affiliate, the (Québec Federation of Labour) FTQ. Specifically, the article traces the gradual eclipse of the CLC’s preference for centralization and the emergence of sovereignty-association as a political position which the CLC has both externalized politically and internalized organizationally.
Cet article passe en revue les positions du Congrès du travail du Canada (CTC) sur la réforme constitutionnelle sous une perspective historique. En plus d’examiner la manière dont l’organisation syndicale canadienne la plus importante a abordé des questions liées à l’unité nationale, au fédéralisme et à la réforme constitutionnelle, l’auteur souligne la façon dont les luttes constitutionnelles canadiennes ont été reflétées dans le mouvement ouvrier en se concentrant sur l’effet qu’a eu la politique constitutionnelle sur les rapports entre le CTC et sa filiale québécoise, la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ). En particulier, l’article retrace l’éclipse progressive de la préférence du CTC pour la centralisation et l’apparition de la souveraineté-association en tant que positionnement politique que le CTC a à la fois extériorisé politiquement et intériorisé du point de vue de l’organisation.
Crossing the Rubicon: Of Sniffer Dogs, Justifications, and Preemptive Deference
Richard Jochelson
The Supreme Court of Canada, in its recent “sniffer dog” cases, has once again resorted to ancillary powers to create new and constitutionally sound search powers for police. For a second consecutive year, the Supreme Court of Canada has used the once “rare” ancillary powers test to enshrine police powers that were neither contemplated in legislation, nor given express effect in the common law prior to these decisions. In articulating this test, the court has constructed a calculus that is remarkably similar to section 1 justification analysis under the Canadian Charter of Rights and Freedoms. The synergy between the section 1 test and the ancillary powers test resuscitates grave concerns about judicial activism at the Supreme Court level. However, such activism is more acutely troubling in the context of the judicial invention of police powers. The use of deferential utilitarianism to retrospectively evaluate split-second police decision making and the concomitant justification and constitutionalization of new common law police powers effectively stunt the court’s ability to advocate for rights or to effectively engage in dialogue with Parliament. The sort of activism advanced in the recent “sniffer dog” cases is not the simple usurpation of the parliamentary role — it is, rather, a matter of saving parliamentarians from the political heat and the bother associated with the supervision of police powers. This is a troubling species of judicial activism: preemptive deference.
La Cour suprême du Canada, dans les affaires « chiens renifleurs » récentes, a eu recours, une fois de plus, à des pouvoirs accessoires afin de créer des nouveaux pouvoirs de perquisition constitutionnels pour la police. Pour une deuxième année consécutive, la Cour suprême du Canada s’est servi du test des pouvoirs accessoires, autrefois « rare », pour consacrer par la loi des pouvoirs de la police dont on avait ni considéré dans la législation, ni donné effet expressément dans la common law avant ces jugements. En exprimant clairement ce test, la cour a construit un calcul qui ressemble étonnamment à l’analyse de la justification au regard de l’article premier de la Charte canadienne des droits et libertés. La synergie entre le test de l’article premier et le test des pouvoirs accessoires ravive de sérieuses inquiétudes par rapport à l’activisme judiciaire au niveau de la Cour suprême. Cependant, un tel activisme est d’autant plus inquiétant dans le contexte de l’invention judiciaire de pouvoirs de la police. L’emploi de l’utilitarisme déférent pour examiner rétrospectivement la prise de décision éclair des policiers ainsi que la justification concomitante de nouveaux pouvoirs de la police dans la common law et leur constitutionnalisation entrave effectivement la capacité de la cour à promouvoir les droits ou à engager le dialogue avec le Parlement de façon efficace. Le type d’activisme employé dans les affaires « chiens renifleurs » récentes n’est pas une simple usurpation du rôle parlementaire, il s’agit plutôt d’éviter aux parlementaires la pression politique et l’ennui associés au contrôle des pouvoirs de la police. Cela représente une espèce d’activisme judiciaire inquiétante : la déférence préventive.
Review Article
The Forms and Limits of Federalism Doctrine
Hoi Kong